Qui a accès aux observations transmises au GMB ?

Rédigé par | janvier 30, 2019 | Actualité | Pas de commentaires

A quoi servent les données que je transmets au GMB ? Comment sont-elles utilisées et qui y a accès ? Peut-être vous êtes-vous déjà posé ces questions…

Traditionnellement, les naturalistes confient leurs observations (« leurs données ») à une ou des associations pour que celles-ci agissent en faveur de la protection de la Nature, et ces données sont rarement transmises telles quelles à des organismes extérieurs. Or, le contexte concernant l’accessibilité et l’utilisation de ces données évolue très rapidement.

Ainsi, l’Observatoire de l’Environnement en Bretagne est-il chargé par la Région Bretagne et l’État de la mise en place d’une « Plateforme régionale d’échange des données naturalistes ». Ceci découle, d’une part, de l’application d’une directive européenne (INSPIRE) imposant un accès plus large à l’information environnementale pour le public, et d’autre part, d’une volonté régionale de faciliter l’échange des données concernant le patrimoine naturel entre organismes œuvrant dans ce domaine (notamment pour la mise en place de politiques publiques comme par exemple les trames vertes et bleues). Cette future « Plateforme » aura pour objet de donner accès à un ensemble de données concernant la présence des espèces (faune, flore, habitats) à divers utilisateurs (administrations, collectivités, associations, organismes de recherche, bureaux d’études…). Cet accès sera variable selon le type de données et le type d’organisme et pourra être soumis à des conditions d’utilisation.

On distingue deux grands types de données : les données publiques issues d’études et d’inventaires financés ou imposés par les pouvoirs publics, et les données privées, issues de dynamiques collectives ou individuelles indépendantes. Les données centralisées par le GMB et collectées bénévolement relèvent de ces deux catégories. L’accès libre aux données publiques est imposé par la législation. L’évolution du contexte amènera de plus en plus de données privées à être rendues accessibles à des collectivités, à des bureaux d’études, etc. Aussi, dans les mois prochains, il est probable que nous vous demandions si vous nous autorisez ou non la transmission des données privées que vous nous avez confiées.

Bien-sûr, des garde-fous seront mis en place concernant des données sensibles (gîte de reproduction de certaines espèces par exemple) mais aussi la protection de la vie privée. En outre, le GMB, qui participe depuis plusieurs mois à la construction de cette « plateforme » en tant que coordinateur de l’Observatoire des mammifères de Bretagne, est très vigilant à éviter que ces informations ne soient utilisées à l’encontre de la préservation de la Nature.