Déclarations récentes d’une présence possible du Loup en Bretagne, l’avis du Groupe Mammalogique Breton

Rédigé par | décembre 04, 2017 | Actualité | Pas de commentaires

Le Groupe Mammalogique Breton (GMB) est une association régionale d’étude et de protection des mammifères sauvages et de leurs habitats fondée en 1988. Le GMB anime plusieurs réseaux d’observateurs qui ont notamment contribué, ces dernières années, à recenser les espèces terrestres du territoire ; inventaire qui a fait l’objet en 2015 de la publication de l’Atlas des Mammifères de Bretagne.

Début novembre 2017, la presse régionale s’est fait l’écho d’une possible présence du Loup en Bretagne, dans une forêt des Côtes d’Armor.

Le retour du Loup (Canis lupus) en France, constaté en 1992, s’opère depuis lors, basé sur la dispersion puis l’installation spontanée d’individus issus de la population qui s’est maintenue sans rupture en Italie. Ainsi s’est créée une population sur le sol français, en continuité avec la population d’origine. S’étoffant peu à peu et tant bien que mal, elle progresse par la dispersion des membres surnuméraires des meutes (groupes familiaux) qui partent à la recherche d’un espace leur pourvoyant le gîte et le couvert (ressource alimentaire et zone de tranquillité suffisante).

Ainsi, pour peu qu’on ne l’interdise pas, l’arrivée d’un individu de l’espèce en Bretagne est théoriquement possible à un horizon bien difficile à préciser. Cependant, à ce jour, le Groupe Mammalogique Breton ne dispose d’aucune information étayée lui permettant de supposer une présence effective de l’espèce dans la région. En outre, l’association invite les médias et la population à prendre avec une grande prudence les annonces faisant état d’une possible présence. En effet, le Loup est une espèce qui inspire nombre de fantasmes, tant relatifs aux conséquences de sa présence qu’à son observation.

Par ailleurs, le GMB renouvelle sa volonté d’œuvrer pour la cohabitation de l’Homme et de la faune sauvage en Bretagne. Un possible retour du Loup dans la région mérite donc sérieux ainsi que discussion avec toutes les personnes ou les catégories socioprofessionnelles se sentant concernées.

Illustration, site de la Préfecture de la Nièvre.