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Des cartes d’alerte pour les mammifères protégés en Bretagne

Dans le cadre de l’Observatoire des Mammifères de Bretagne et le prolongement de la Trame Mammifères de Bretagne, le GMB vient de publier plusieurs cartes d’alerte pour améliorer la prise en compte des mammifères sauvages dans les projets d’aménagement du territoire, la mise en œuvre des politiques publiques, les études d’impact sur l’environnement…

Ces cartes sont des couches d’informations géographiques (pour logiciels SIG) qui matérialisent, avec une précision importante dans l’ensemble de la région, les zones de présence et milieux de vie et de déplacement préférentiels de plusieurs mammifères sensibles et protégés en Bretagne. Ces habitats ont été identifiés par l’analyse (modélisations spatiales des distributions) des observations collectées par le GMB et ses partenaires à l’occasion de l’Atlas des Mammifères et depuis sa parution.

Quatre cartes d’alertes ont été réalisées jusqu’ici et sont disponibles depuis une page dédiée dans nos outils partagés :

  • Les communes de Bretagne concernées par au moins un site d’intérêt pour les chiroptères
  • Les espaces indispensables aux chauves-souris des sites d’intérêt pour les chiroptères
  • Les espaces indispensables au Muscardin en Bretagne
  • Les espaces indispensables au Campagnol amphibie en Bretagne

Une carte d’alerte des espaces indispensables à la Loutre d’Europe en Bretagne est également prévue dans les prochains mois.

Ces cartographies sont également publiées et disponibles depuis le portail de partage des informations géographiques GéoBretagne.

FBNE devient FNE-Bretagne

Published by FNE-Bretagne on 13 février 2021

Voilà quatre ans, six associations1 historiques bretonnes de protection de la nature se réunissaient pour créer leur fédération régionale. La FBNE2 est née d’une volonté de mutualiser l’expertise associative existante et porter ensemble un plaidoyer commun. La fédération a aujourd’hui trouvé sa place dans le paysage associatif régional, reconnaissance auprès des associations de protection de la nature, et plus largement encore : la fédération co-représente avec le REEB3, la coordination environnement au sein du Mouvement Associatif de Bretagne. A l’occasion de son assemblée générale, la fédération a souhaité faire évoluer ses statuts, pour lui permettre de s’ouvrir à d’autres associations : « après les quatre premières années qui ont permis d’asseoir le fonctionnement de la fédération et suite à la validation de son projet associatif, il a été défini les conditions d’une ouverture permettant une juste représentation des forces vives militantes pour la reconnexion de l’Homme à la Nature » précise Benoît Bithorel, secrétaire de la fédération.

La Bretagne hisse son drapeau hérisson

Les fondateurs de la fédération bretonne font partie de France Nature Environnement, qui à l’échelle nationale représente 3500 associations et près de 900 000 militants. Le choix a été fait d’affirmer l’affiliation de la fédération au mouvement, créé il y a plus de 50 ans et dont le logo hérisson représente tout un symbole pour le militantisme : il fait face à l’enjeu de l’urgence écologique, ses piquants témoignent de l’esprit ouvert et combatif dont font preuve les équipes bénévoles (plus de 25 000 en Bretagne) et la centaine de salariés bretons, tous très engagés. Son regard déterminé explique combien les associations, lanceurs d’alertes de la première heure, ne baisseront jamais la garde pour la défense de l’environnement. Enfin, la couleur rouge illustre le caractère d’urgence à agir : perte de biodiversité, artificialisation des sols, crise sanitaire, modèle économique à bout de souffle… aujourd’hui, tous les voyants sont au rouge.

La fédération bretonne devient donc France Nature Environnement Bretagne (FNE-Bretagne). Arnaud Schwartz, président de FNE nationale poursuit : « c’est une véritable fierté de voir émerger FNE-Bretagne. Le tissu associatif breton, riche et dynamique, s’est toujours investi dans le mouvement de France Nature Environnement : au-delà d’un nom et d’un logo, c’est avant tout le gage d’une appartenance à un mouvement militant engagé pour la nature, et dont l’ancrage territorial fait la spécificité et plus-value de France Nature Environnement ».

Reconnecter l’Homme à la Nature : le cœur d’action pour les années à venir

FNE-BRETAGNE a présenté à l’occasion de son assemblée générale son plan stratégique, qui a pour ambition de répondre à la nécessité d’un meilleure appropriation de l’enjeu culturel de reconnexion de l’Homme à la Nature. Un sujet qui guidera les réflexions et les actions à venir de la fédération. Le rendez-vous inter-associatif s’est clôturé par un débat animé par Sylvie Magnanon, représentante de Bretagne Vivante au CESER4 de Bretagne, qui a produit une étude sur le thème « Biodiversité et Société en Bretagne, cultivons les interactions » : car nulle doute que les associations de protection de la nature sont les premiers défenseur d’un monde vivable et doivent sensibiliser l’ensemble de la société de l’urgence à protéger la biodiversité.

1Bretagne Vivante, CoBEN, Eau et Rivières de Bretagne, Groupe Mammalogique Breton, Umivem, Vivarmor Nature.
2Fédération Bretagne Nature Environnement
3Réseau d’Éducation à l’Environnement en Bretagne
4Conseil Économique Social et Environnemental Régional

Premier bilan du projet « Gros nichoirs à chauves-souris »

En 2017, nous avons lancé un programme « Gros nichoirs à chauves-souris ». L’objectif est de multiplier les expériences de fabrication et, à partir de nos résultats, de proposer des plans de gîtes artificiels attractifs, facilement réplicables et peu onéreux. Ces gîtes sont réalisés bénévolement par des naturalistes bricoleurs.

Ceci vise à répondre à une demande des agricultures biologiques qui souhaitent favoriser l’installation de prédateurs d’insectes et des collectivités dans le cadre de la Trame Verte et Bleue. Afin de disposer d’une base de travail, nous avons traduit un guide américain sur le sujet, grâce à la participation d’une douzaine de bénévoles anglophones.

Actuellement, des gros nichoirs à chauves-souris ont été mis en place dans 15 sites en Côtes d’Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine et Loire-Atlantique. Nous venons de réaliser une synthèse de ces expériences et des premiers résultats. Dans les années à venir, nous allons poursuivre ces travaux. N’hésitez pas à vous saisir de ce projet et à réaliser vos propres aménagements.

Enquête régionale Lérot (2020-2024)

Dans le cadre du Contrat-Nature « Mammifères menacés et à enjeux de connaissance en Bretagne » (2020-2024), le GMB lance une enquête sur le Lérot (Eliomys quercinus).

Lérots en léthargie dans un nichoir à mésange © Benoît Geay

Rarement croisé au détour d’une haie, d’un grenier ou d’une pelote de réjection par les naturalistes de la région, le Lérot est peu abondant dans la péninsule bretonne. Il est d’ailleurs le seul mammifère terrestre à être classé « En danger critique d’extinction » sur la liste rouge des Mammifères de Bretagne. En Bretagne administrative, hormis quelques données ponctuelles sur le sud et l’est, l’espèce n’est connue que dans le secteur d’Auray (56). Il n’y a guère qu’en Loire-Atlantique où l’espèce semble se maintenir sans que nous puissions évaluer avec précision l’état de ses populations.

Carte de répartition du Lérot – données 2000-2019 – Infographie T Le Campion

Afin d’améliorer notre connaissance de la répartition actuelle et historique du Lérot nous sommes à la recherche de données ou témoignages anciens ou récents ( à transmettre à Thomas Le Campion)

L’espèce étant très facilement reconnaissable (masque facial noir et queue velue à la différence des autres rongeurs bretons) le recueil de témoignages auprès des particuliers s’avère la meilleure méthode pour l’inventorier. Sa nature curieuse et le fait qu’il fréquente régulièrement les jardins et les habitations renforce cet intérêt d’une enquête large et grand public. Aussi nous vous serions reconnaissant de diffuser le plus largement possible les deux outils ci-dessous créés spécialement pour cette enquête :

Affiche enquête Lérot

Plaquette enquête Lérot

Le Contrat Nature « Mammifères menacés de Bretagne » étudie également la génétique des populations de Lérot grâce à des prélèvements biologiques (poils) sur cadavres ou individus vivants. Tout cadavre (à conserver avant récupération par le GMB) ou observation d’individu en léthargie seront donc très précieux. Dans un de ces cas merci de contacter le plus rapidement possible pour la Bretagne :
Thomas Le Campion au 06.99.70.74.85 ou l’antenne de Redon : 02.23.63.40.58

Pour la Loire-Atlantique : Nicolas Chenaval au 06.35.15.71.03