Agenda

Découverte d’une colonie de mise bas de Noctule commune en Ille et Vilaine (35)

La Noctule commune est une des plus grandes chauves-souris de Bretagne. Elle est principalement arboricole et vole principalement au dessus de la canopée, ce qui en fait une espèce difficile à étudier et très mal connue en Bretagne. Seule sa répartition est bien renseignée : elle est principalement  présente à l’est d’une ligne Vannes(56) / Saint-Malo(35) à l’exception d’un isolat dans la région de Brest (29).

Dans le cadre d’une étude de la Noctule commune dans le sud-est de l’Ille et Vilaine à proximité d’un Espace Naturel Sensible du Département, le GMB a récemment découvert une colonie de mise bas de cette espèce dans une vieille futaie de Chênes. La découverte d’un jeune individu de l’année constitue ainsi la première preuve de mise bas de cette espèce en Bretagne.

Photos : Philippe Defernez

Cette étude a permis également de tester plusieurs méthodes complémentaires de repérage de colonies de Noctule commune qui pourront à l’avenir  faire progresser la connaissance de son statut régional. Ces recherches permettront in fine  une meilleure prise en compte et protection de cette espèce classée quasi menacée (UICN) en Bretagne et en France. Ces populations très fragiles (taux de survie très faible) sont en effet soumises depuis quelques années à des mortalités dues aux éoliennes ou à des coupes de plus en plus systématiques de vieux arbres à cavités.

Nous remercions le département d’Ille et Vilaine pour son soutien financier et la mobilisation de ses agents Guillaume Duthion, Youenn Fouillard et  Hugo Ponty, les différents propriétaires pour leur accueil et tous les bénévoles mobilisés pour l’occasion : Jeanne Clémence, Stéphane Guérin, Ronan Nédelec, Aly Roos et Cyrille Tatard.

Thomas Le Campion et Philippe Defernez

 

 

Deuxième réédition de l’Atlas des Mammifères sauvages de Bretagne

L’Atlas des Mammifères sauvages de Bretagne paru à l’automne 2015 continu a rencontrer un succès inespéré servi par de belles critiques et le Prix du « Beau livre produit en Bretagne » 2016. La première et la deuxième édition étant épuisées (5900 exemplaires au total), le livre vient d’être à nouveau réimprimé à 1000 exemplaires par la maison d’édition Locus Solus.

C’est l’occasion pour nous de faire le Livre d’or de l’Atlas avec des extraits des petits mots que naturalistes, amis, élus ou inconnus nous ont transmis. Merci à toutes ces personnes. Juré, rien n’a été ajouté !

 

« Cet ouvrage se caresse pleinement dans le sens du poil ! » LP, entomologiste
« Super boulot, très motivant et qui fait plaisir à voir ! La couverture géographique et les analyses sont de haut vol ! » BML, naturaliste
« Complet et riche d’informations. (…) Les monographies sont très bien faites et c’est vraiment sympa d’y retrouver quelques détails types carte d’identité, diagramme des données, étymologie… » BM, naturaliste
« Ce « monument » fera date dans l’histoire de la nature en Bretagne. » JPLG, naturaliste
« Plein d’infos et de jolies photos… » CL, illustratrice
« Très bel ouvrage. Bravo. Beau travail. » JFLB, fonctionnaire territorial
« C’est « populaire », ouvert, instructif, passionnant même par moment, et surtout, au delà de juste se faire le recueil d’un énorme travail de recherche, ça respire la passion. Que ce soit par les textes comme par le choix des images ou le souci de la pagination la plus juste et agréable à l’oeil ! » DL, photographe
« Riche et informatif, les résultats sont bien mis en contexte et bien présentés, et malgré le nombre de rédacteurs, il y a une belle homogénéité rédactionnelle. » EP, chercheur
« Je dis chapeau à toute l’équipe. C’est vraiment un beau travail associatif, très bien illustré à la portée de tous avec des cartes synthétiques et un texte clair et limpide avec, comme j’aime, un chapitre sur l’histoire de la mammalogie bretonne… » FL, technicien environnement
« Excellent et  magnifique (…) cet atlas fait déjà date. » FS, chef de projet
« C’est incroyable ce truc, les photos sont extraordinaires… » JFG, agriculteur
« Un outil précieux » JB, fonctionnaire territorial
« Il est magnifique, vraiment ! » JF, chercheur
« Une bible… » JFC, photographe et naturaliste
« Un modèle du genre » JLC, chercheur
« Un ouvrage de référence sur les mammifères ! » LB, naturaliste
« Excellents textes et photos ! (…) je me régale ». MLM, naturaliste
« D’une grande qualité, il associe bien (…) la qualité scientifique attendue et une rédaction très accessible pour un grand public. Quand aux photos, la beauté, la vision exceptionnelle et la scène qu’elles présentent pour la plus part suffisent pour que nous ayons envie de nous y replonger régulièrement. ». MB, Chef de service
« Un exemple de quantité et qualité de travail. Un beau livre qui plus est. Aussi bien dans la partie introduction que dans les monographies, les textes sont très riches et bien écrits ; certaines parties (sur les traces, notamment) sont une excellente idée. Quant à la qualité des illustrations, c’est époustouflant. » MB, scientifique
« Superbe ouvrage. (…) Les infos, l’icono, le chapitrage sont vraiment excellents. Résultat éclatant. » MH naturaliste
« Très intéressant à lire, très bien illustré » NL, naturaliste
« Très bel ouvrage qui fera date » SS, lecteur
« Joli travail ! » YP, ingénieur environnement
« Un travail superbe et un ouvrage de grande qualité » PLM, scientifique
« Merci pour ce concentré de nature. » VS, lectrice
« Une petite encyclopédie. » V., lecteur
« Remarquable » AG, lecteur
« Passionnant et incontournable » TH, élu
« Je découvre une foule d’infos intéressantes, des photos judicieusement choisies, une mise en page agréable, des éléments historiques et même de l’humour ici et là. What else ? » SN, naturaliste
« Wonderful book… the best regional mammal atlas I’ve found. » BD, lectrice
« Il est MA-GNI-FI-QUE !!! Vraiment: wouaouh….. (…) un vrai petit bijou. Quel beau boulot, vraiment. Les textes sont clairs. Les photos splendides pour la plupart, et dieu sait si les mammifères peuvent être difficiles à photographier. La présentation est limpide. La mise en page me plaît beaucoup. » YLC, naturaliste
« une mine d’information étonnante. Des références très utiles également lorsque l’on travaille dans le domaine de l’aménagement. » NPJ, fonctionnaire territorial
« Quel travail, et quel bel ouvrage, il est magnifique ! Un grand BRAVO à tous ! » PP, naturaliste
« Il est génial ce livre ! Y’a des mots que je ne comprends pas mais c’est pas grave, j’apprends plein de choses ! » ., 11 ans

 

 

 

Résultats de 4 années d’étude de la migration des chauves-souris en Bretagne

Depuis 2013, le Groupe Mammalogique Breton étudie la migration des chauves-souris en Bretagne. L’automne 2016 a sonné la fin des travaux de terrain et les données récoltées ont été analysées début 2017. Les résultats de cette étude viennent tout juste d’être finalisés et synthétisés dans un rapport final.

Cette étude, initialement portée avec les régions Normandie (Groupe Mammalogique Normand) et Pays de la Loire (Groupe Chiroptères Pays de la Loire), n’a pu être lancée qu’en Bretagne en 2013. Suite à une première année consacrée au test et à l’installation du matériel, deux protocoles (un protocole nichoir et un protocole enregistrement acoustique automatique) ont été mis en œuvre pendant trois années consécutives (2014-2016).

Le premier protocole basé sur le contrôle de 100 nichoirs à chauves-souris implantés sur deux sites du sud de la Bretagne (Vannes (56) et Redon(35)), n’a pas donné les résultats escomptés suite à une absence de colonisation par les chauves-souris.

MigrRedon

Le second protocole fondé sur l’enregistrement automatique d’ultrasons de chauves-souris sur cinq stations pendant trois mois par années, a lui permis d’obtenir des résultats intéressants. Une première caractérisation du phénomène de migration en Bretagne peut être synthétisée comme suit :

  • la Bretagne est bel et bien située sur un axe de migration de Pipistrelle de Nathusius et probablement de Noctule de Leisler.
  • la migration de ces espèces a principalement lieu en Haute Bretagne (à l’est d’une ligne Saint-Brieuc/Vannes). Le flux de migration en Basse Bretagne (ouest de la région) serait plus atténué et probablement diffus.
  • la migration automnale est plus intense et plus concentrée dans le temps que la migration printanière qui semble plus délicate à mettre en évidence.
  • la migration de la Pipistrelle de Nathusius en Bretagne intervient principalement entre le 20 septembre et le 10 octobre lors de nuits sans pluie et de vents faibles (inférieurs à 20km/h) orientés aux secteurs nord à est.

Ces différentes données sont inédites et précieuses. Elles pourront notamment guider la prise en compte des chiroptères dans le cadre de l’implantation et l’exploitation des éoliennes en Bretagne dans l’objectif de réduire la mortalité de chauves-souris observée sous certains parcs éoliens bretons. Il reste cependant beaucoup à découvrir sur ce phénomène de migration des chiroptères à commencer par une caractérisation de la migration printanière et une perception géographique plus fine des routes de vols migratoires.

Nous remercions nos partenaires, la Région Bretagne, les Départements des Côtes d’Armor, d’Ille-et-Vilaine et du Morbihan, l’Institution d’Aménagement de la Vilaine et la Ville de Vannes pour avoir soutenu ce projet d’étude. Nous remercions également chaleureusement l’ensemble des bénévoles, naturalistes et sympathisants qui ont participé à la fabrication, la pose et la relève du matériel sur le terrain.

Le rapport détaillé est disponible dans nos documents téléchargeables.

De plus en plus de refuges pour les chauves-souris

De plus en plus de particuliers, de collectivités et, depuis peu, d’écoles s’engagent pour la protection des chauves-souris, par la signature d’un Refuge pour les chauves-souris mais aussi par la mise en place de nichoirs et autres aménagements.

Après le lycée de Suscinio (29), c’est celui de Paumerit-Jaudy (22) qui vient de s’engager dans la démarche (nous vous en dirons plus prochainement). Et il y a quelques mois, l’école du Petit Paris à Brest (29) affichait fièrement son action en faveur des chauves-souris. Dans le cas de signature de Refuges sur des établissements scolaires, les élèves sont toujours impliqués : ils peuvent jouer un rôle moteur quand il s’agit de BTS Gestion et Protection de la Nature, et sont tout ouïe et passionnés quand il s’agit de primaires à qui on propose un accompagnement pédagogique sur le thème des chauves-souris (voyez les petits brestois tout fiers de présenter leurs nichoirs !).

Choisir les chauves-souris comme ambassadrices de la protection de la biodiversité auprès des enfants et des jeunes est une recette qui semble marcher, et qui marchera encore, puisque plusieurs projets sont en préparation dans d’autres établissements scolaires.

Et si vous avez quitté l’école depuis longtemps, sachez que chez vous aussi, vous pouvez agir pour les chauves-souris ! Pas besoin d’avoir un château et un parc de 30 ha ! Peter et Marie, à Plougonver (22), pourront en témoigner : une équipe de bénévoles du GMB est venue les aider à rendre une de leurs crèches accueillante pour les chauves-souris, au moyen de quelques planches, clous, et huile de coude ! (en savoir plus). Si vous souhaitez rejoindre les 70 particuliers déjà engagés en Bretagne, soyez les bienvenus !

Enfin, pourquoi ne motiveriez-vous pas votre commune pour qu’elle s’engage elle aussi, comme 73 communes ou communautés de communes de Bretagne l’ont déjà fait ?

Toutes catégories confondues, 150 refuges pour les chauves-souris ont été créés sur les 5 départements bretons depuis le démarrage de l’opération en 2006. Merci aux particuliers, aux communes, aux élèves et leurs professeurs qui s’engagent, ainsi qu’aux bénévoles du GMB qui leur apportent conseils et coups de main !

En savoir plus ou créer un refuge chez soi, dans sa commune, dans son école (ou toute autre idée !).

Image : la bibliothèque de Taulé (29), commune en Refuge pour les chauves-souris depuis 2011.

 

 

Envoyez vos observations

Toutes les observations de mammifères sont précieuses, même pour les espèces les plus communes. Tout le monde peut envoyer en ligne ses données. Les naturalistes qui le souhaitent peuvent aller plus loin et mener des suivis avec protocoles (). Chaque année, la synthèse des observations est présentée lors de la Journée des Mammifères sauvages de Bretagne.

Envoyez vos observations Les protocoles La journée des mammifères

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Découverte d’une colonie de mise bas de Noctule commune en Ille et Vilaine (35)

La Noctule commune est une des plus grandes chauves-souris de Bretagne. Elle est principalement arboricole et vole principalement au dessus de la canopée, ce qui en fait une espèce difficile à étudier et très mal connue en Bretagne. Seule sa répartition est bien renseignée : elle est principalement  présente à l’est d’une ligne Vannes(56) / Saint-Malo(35) à l’exception d’un isolat dans la région de Brest (29).

Dans le cadre d’une étude de la Noctule commune dans le sud-est de l’Ille et Vilaine à proximité d’un Espace Naturel Sensible du Département, le GMB a récemment découvert une colonie de mise bas de cette espèce dans une vieille futaie de Chênes. La découverte d’un jeune individu de l’année constitue ainsi la première preuve de mise bas de cette espèce en Bretagne.

Photos : Philippe Defernez

Cette étude a permis également de tester plusieurs méthodes complémentaires de repérage de colonies de Noctule commune qui pourront à l’avenir  faire progresser la connaissance de son statut régional. Ces recherches permettront in fine  une meilleure prise en compte et protection de cette espèce classée quasi menacée (UICN) en Bretagne et en France. Ces populations très fragiles (taux de survie très faible) sont en effet soumises depuis quelques années à des mortalités dues aux éoliennes ou à des coupes de plus en plus systématiques de vieux arbres à cavités.

Nous remercions le département d’Ille et Vilaine pour son soutien financier et la mobilisation de ses agents Guillaume Duthion, Youenn Fouillard et  Hugo Ponty, les différents propriétaires pour leur accueil et tous les bénévoles mobilisés pour l’occasion : Jeanne Clémence, Stéphane Guérin, Ronan Nédelec, Aly Roos et Cyrille Tatard.

Thomas Le Campion et Philippe Defernez

 

 

Deuxième réédition de l’Atlas des Mammifères sauvages de Bretagne

L’Atlas des Mammifères sauvages de Bretagne paru à l’automne 2015 continu a rencontrer un succès inespéré servi par de belles critiques et le Prix du « Beau livre produit en Bretagne » 2016. La première et la deuxième édition étant épuisées (5900 exemplaires au total), le livre vient d’être à nouveau réimprimé à 1000 exemplaires par la maison d’édition Locus Solus.

C’est l’occasion pour nous de faire le Livre d’or de l’Atlas avec des extraits des petits mots que naturalistes, amis, élus ou inconnus nous ont transmis. Merci à toutes ces personnes. Juré, rien n’a été ajouté !

 

« Cet ouvrage se caresse pleinement dans le sens du poil ! » LP, entomologiste
« Super boulot, très motivant et qui fait plaisir à voir ! La couverture géographique et les analyses sont de haut vol ! » BML, naturaliste
« Complet et riche d’informations. (…) Les monographies sont très bien faites et c’est vraiment sympa d’y retrouver quelques détails types carte d’identité, diagramme des données, étymologie… » BM, naturaliste
« Ce « monument » fera date dans l’histoire de la nature en Bretagne. » JPLG, naturaliste
« Plein d’infos et de jolies photos… » CL, illustratrice
« Très bel ouvrage. Bravo. Beau travail. » JFLB, fonctionnaire territorial
« C’est « populaire », ouvert, instructif, passionnant même par moment, et surtout, au delà de juste se faire le recueil d’un énorme travail de recherche, ça respire la passion. Que ce soit par les textes comme par le choix des images ou le souci de la pagination la plus juste et agréable à l’oeil ! » DL, photographe
« Riche et informatif, les résultats sont bien mis en contexte et bien présentés, et malgré le nombre de rédacteurs, il y a une belle homogénéité rédactionnelle. » EP, chercheur
« Je dis chapeau à toute l’équipe. C’est vraiment un beau travail associatif, très bien illustré à la portée de tous avec des cartes synthétiques et un texte clair et limpide avec, comme j’aime, un chapitre sur l’histoire de la mammalogie bretonne… » FL, technicien environnement
« Excellent et  magnifique (…) cet atlas fait déjà date. » FS, chef de projet
« C’est incroyable ce truc, les photos sont extraordinaires… » JFG, agriculteur
« Un outil précieux » JB, fonctionnaire territorial
« Il est magnifique, vraiment ! » JF, chercheur
« Une bible… » JFC, photographe et naturaliste
« Un modèle du genre » JLC, chercheur
« Un ouvrage de référence sur les mammifères ! » LB, naturaliste
« Excellents textes et photos ! (…) je me régale ». MLM, naturaliste
« D’une grande qualité, il associe bien (…) la qualité scientifique attendue et une rédaction très accessible pour un grand public. Quand aux photos, la beauté, la vision exceptionnelle et la scène qu’elles présentent pour la plus part suffisent pour que nous ayons envie de nous y replonger régulièrement. ». MB, Chef de service
« Un exemple de quantité et qualité de travail. Un beau livre qui plus est. Aussi bien dans la partie introduction que dans les monographies, les textes sont très riches et bien écrits ; certaines parties (sur les traces, notamment) sont une excellente idée. Quant à la qualité des illustrations, c’est époustouflant. » MB, scientifique
« Superbe ouvrage. (…) Les infos, l’icono, le chapitrage sont vraiment excellents. Résultat éclatant. » MH naturaliste
« Très intéressant à lire, très bien illustré » NL, naturaliste
« Très bel ouvrage qui fera date » SS, lecteur
« Joli travail ! » YP, ingénieur environnement
« Un travail superbe et un ouvrage de grande qualité » PLM, scientifique
« Merci pour ce concentré de nature. » VS, lectrice
« Une petite encyclopédie. » V., lecteur
« Remarquable » AG, lecteur
« Passionnant et incontournable » TH, élu
« Je découvre une foule d’infos intéressantes, des photos judicieusement choisies, une mise en page agréable, des éléments historiques et même de l’humour ici et là. What else ? » SN, naturaliste
« Wonderful book… the best regional mammal atlas I’ve found. » BD, lectrice
« Il est MA-GNI-FI-QUE !!! Vraiment: wouaouh….. (…) un vrai petit bijou. Quel beau boulot, vraiment. Les textes sont clairs. Les photos splendides pour la plupart, et dieu sait si les mammifères peuvent être difficiles à photographier. La présentation est limpide. La mise en page me plaît beaucoup. » YLC, naturaliste
« une mine d’information étonnante. Des références très utiles également lorsque l’on travaille dans le domaine de l’aménagement. » NPJ, fonctionnaire territorial
« Quel travail, et quel bel ouvrage, il est magnifique ! Un grand BRAVO à tous ! » PP, naturaliste
« Il est génial ce livre ! Y’a des mots que je ne comprends pas mais c’est pas grave, j’apprends plein de choses ! » ., 11 ans

 

 

 

Résultats de 4 années d’étude de la migration des chauves-souris en Bretagne

Depuis 2013, le Groupe Mammalogique Breton étudie la migration des chauves-souris en Bretagne. L’automne 2016 a sonné la fin des travaux de terrain et les données récoltées ont été analysées début 2017. Les résultats de cette étude viennent tout juste d’être finalisés et synthétisés dans un rapport final.

Cette étude, initialement portée avec les régions Normandie (Groupe Mammalogique Normand) et Pays de la Loire (Groupe Chiroptères Pays de la Loire), n’a pu être lancée qu’en Bretagne en 2013. Suite à une première année consacrée au test et à l’installation du matériel, deux protocoles (un protocole nichoir et un protocole enregistrement acoustique automatique) ont été mis en œuvre pendant trois années consécutives (2014-2016).

Le premier protocole basé sur le contrôle de 100 nichoirs à chauves-souris implantés sur deux sites du sud de la Bretagne (Vannes (56) et Redon(35)), n’a pas donné les résultats escomptés suite à une absence de colonisation par les chauves-souris.

MigrRedon

Le second protocole fondé sur l’enregistrement automatique d’ultrasons de chauves-souris sur cinq stations pendant trois mois par années, a lui permis d’obtenir des résultats intéressants. Une première caractérisation du phénomène de migration en Bretagne peut être synthétisée comme suit :

  • la Bretagne est bel et bien située sur un axe de migration de Pipistrelle de Nathusius et probablement de Noctule de Leisler.
  • la migration de ces espèces a principalement lieu en Haute Bretagne (à l’est d’une ligne Saint-Brieuc/Vannes). Le flux de migration en Basse Bretagne (ouest de la région) serait plus atténué et probablement diffus.
  • la migration automnale est plus intense et plus concentrée dans le temps que la migration printanière qui semble plus délicate à mettre en évidence.
  • la migration de la Pipistrelle de Nathusius en Bretagne intervient principalement entre le 20 septembre et le 10 octobre lors de nuits sans pluie et de vents faibles (inférieurs à 20km/h) orientés aux secteurs nord à est.

Ces différentes données sont inédites et précieuses. Elles pourront notamment guider la prise en compte des chiroptères dans le cadre de l’implantation et l’exploitation des éoliennes en Bretagne dans l’objectif de réduire la mortalité de chauves-souris observée sous certains parcs éoliens bretons. Il reste cependant beaucoup à découvrir sur ce phénomène de migration des chiroptères à commencer par une caractérisation de la migration printanière et une perception géographique plus fine des routes de vols migratoires.

Nous remercions nos partenaires, la Région Bretagne, les Départements des Côtes d’Armor, d’Ille-et-Vilaine et du Morbihan, l’Institution d’Aménagement de la Vilaine et la Ville de Vannes pour avoir soutenu ce projet d’étude. Nous remercions également chaleureusement l’ensemble des bénévoles, naturalistes et sympathisants qui ont participé à la fabrication, la pose et la relève du matériel sur le terrain.

Le rapport détaillé est disponible dans nos documents téléchargeables.

De plus en plus de refuges pour les chauves-souris

De plus en plus de particuliers, de collectivités et, depuis peu, d’écoles s’engagent pour la protection des chauves-souris, par la signature d’un Refuge pour les chauves-souris mais aussi par la mise en place de nichoirs et autres aménagements.

Après le lycée de Suscinio (29), c’est celui de Paumerit-Jaudy (22) qui vient de s’engager dans la démarche (nous vous en dirons plus prochainement). Et il y a quelques mois, l’école du Petit Paris à Brest (29) affichait fièrement son action en faveur des chauves-souris. Dans le cas de signature de Refuges sur des établissements scolaires, les élèves sont toujours impliqués : ils peuvent jouer un rôle moteur quand il s’agit de BTS Gestion et Protection de la Nature, et sont tout ouïe et passionnés quand il s’agit de primaires à qui on propose un accompagnement pédagogique sur le thème des chauves-souris (voyez les petits brestois tout fiers de présenter leurs nichoirs !).

Choisir les chauves-souris comme ambassadrices de la protection de la biodiversité auprès des enfants et des jeunes est une recette qui semble marcher, et qui marchera encore, puisque plusieurs projets sont en préparation dans d’autres établissements scolaires.

Et si vous avez quitté l’école depuis longtemps, sachez que chez vous aussi, vous pouvez agir pour les chauves-souris ! Pas besoin d’avoir un château et un parc de 30 ha ! Peter et Marie, à Plougonver (22), pourront en témoigner : une équipe de bénévoles du GMB est venue les aider à rendre une de leurs crèches accueillante pour les chauves-souris, au moyen de quelques planches, clous, et huile de coude ! (en savoir plus). Si vous souhaitez rejoindre les 70 particuliers déjà engagés en Bretagne, soyez les bienvenus !

Enfin, pourquoi ne motiveriez-vous pas votre commune pour qu’elle s’engage elle aussi, comme 73 communes ou communautés de communes de Bretagne l’ont déjà fait ?

Toutes catégories confondues, 150 refuges pour les chauves-souris ont été créés sur les 5 départements bretons depuis le démarrage de l’opération en 2006. Merci aux particuliers, aux communes, aux élèves et leurs professeurs qui s’engagent, ainsi qu’aux bénévoles du GMB qui leur apportent conseils et coups de main !

En savoir plus ou créer un refuge chez soi, dans sa commune, dans son école (ou toute autre idée !).

Image : la bibliothèque de Taulé (29), commune en Refuge pour les chauves-souris depuis 2011.

 

 

Le fonds pour les mammifères

Le GMB a mis en place un Fonds pour les Mammifères. L’argent collecté dans le cadre de ce fonds est consacré uniquement à l’acquisition ou à l’aménagement de gîtes pour les espèces, notamment pour les projets où nous ne pouvons pas recevoir d’argent public ou pour les actions urgentes.

Les actions déjà réalisées

Les 4 axes de travail du GMB

Connaitre

La connaissance de l’état des populations des mammifères et leurs mœurs est l’élément indispensable pour pouvoir mettre en place des mesures conservatoires.

Protéger

Pour la conservation des mammifères, le GMB développe en réseau de réserves et apporte son expertise dans les politiques d’aménagement du territoire.

Former

Les actions du GMB s’appuient sur un réseau de bénévoles qui bénéficie de formations gratuites régulières. D’autres opérations sont réalisées à destination des professionnels et étudiants.

Sensibiliser

Pour faire connaître les mammifères sauvages, le GMB crée différents outils de communications et propose régulièrement des événements.