Agenda

Participez aux Journées d’Actions pour les Mammifères

Le GMB a été créé le 19 décembre 1988. L’association va donc avoir 30 ans cette année ! Pour marquer le coup, nous organisons deux semaines de festivités placées sous le signe de l’action en faveur des mammifères :

Les Journées d’Actions pour les Mammifères
du 3 au 15 septembre

Ainsi, aux 4 coins de la Bretagne, les bénévoles et le public pourront réaliser des chantiers d’aménagement de gîtes à chauves-souris, de construction et pose de nichoirs (chauves-souris, hérisson, muscardin…) ou d’une catiche artificielle pour la Loutre, etc. En parallèle, des événements de sensibilisation seront proposés (Nuits de la chauve-souris…), de même que des prospections groupées (Muscardin…). Nous lancerons aussi une campagne pour que les citoyens mènent aussi des actions à l’échelle de leur propriété (pose d’un nichoir à chauves-souris, ouverture en bas du grillage pour les hérissons, signature d’une convention avec le GMB…)

Le programme des Journées d’Actions pour les Mammifères est en cours de conception. Nous pouvons d’ores et déjà vous annoncer :

Toutes les rendez-vous sont à retrouver dans l’agenda.

Nous invitons tous les adhérents et les structures partenaires du GMB (associations, parcs naturels régionaux, collectivités, structures amies, lycées…) à participer à cet événement, en organisant des actions qui pourraient s’inscrire dans cette belle dynamique mammalogique régionale !

Si vous pensez pouvoir organiser une action, merci de nous transmettre toutes les infos, pour que nous puissions relayer votre événement sur notre agenda et nos réseaux sociaux !

Voici quelques outils qui pourraient vous aider :

Nouvelle enquête régionale sur le Muscardin (2018-2019)

A l’occasion de l’édition du Livret d’identification des indices de présence du Muscardin, le GMB lance une enquête sur deux ans pour affiner notre connaissance de la répartition de cette espèce peu commune.

Pourquoi ?

Le travail mené dans le cadre de l’Atlas des Mammifères a permis pour la première fois de préciser les contours de la répartition régionale du Muscardin. Aujourd’hui, il apparaît important d’affiner ces résultats.  Des incertitudes subsistent sur la fréquentation de plusieurs secteurs (forêts de Huelgoat, Coat An Noz, Paimpont…).  Dans certaines zones, nous manquons de données pour proposer des mesures conservatoires dans le cadre de la politique de la Trame Verte et Bleue pour cette espèce qui a une faible capacité de dispersion. Nous lançons donc une enquête de répartition à l’échelle 5×5 km pour compléter les données déjà collectées depuis 2010.

Répartition Atlas (2005-2014) 10×10 km

Répartition (2010-2019) 5×5 km

Comment ?

Nous proposons de rechercher tout au long de l’année des indices de présence, particulièrement les noisettes et les merises rongées en s’appuyant sur le Livret d’identification des indices.

 

Pour réaliser les prospections, nous invitons les observateurs à repartir de points déjà connus et de prospecter par « sauts de puces » de 2 à 2,5 km en ciblant les milieux favorables (voir livret). Pour orienter les prospections, il est possible de s’appuyer sur la carte prédictive de présence, réalisée en 2017 (éléments à venir pour la Loire-Atlantique).  En complément des prospections individuelles, le GMB programme de mettre en place un Week-end de prospections Muscardin au cours du mois de septembre. Pour les observateurs débutants, nous demandons que les noisettes potentiellement rongées par un Muscardin soit systématiquement transmises au GMB pour validation.

Cette enquête est réalisée dans le cadre du Contrat Nature Micromammifères et Trame Verte et Bleue en Bretagne (2016-2019)

Documents

Livret d’identification des indices de présence

Carte d’aide à la prospection (Il faut zoomer pour voir le nom des communes. Le niveau de gris correspond à la probabilité de présence du Muscardin)

Rapport Contrat Nature Micromammifères année 01

Contact :  Josselin Boireau

 

 

 

 

Nous nous engageons pour l’avenir de la Zad

Communiqué commun national d’associations, syndicats et organisations

Depuis presque cinquante ans, des paysan.ne.s et habitant.e.s de la région nantaise résistent contre un projet d’aéroport qui viendrait détruire 1.650 ha de terres agricoles et de zones humides. Le gouvernement a annoncé qu’il trancherait en ce mois de janvier sur ce dossier brûlant devenu emblématique d’enjeux de fond et de choix de société. Au niveau national, nos organisations, associations et syndicats se sont engagés au fil du temps dans un mouvement large et populaire contre ce projet.

La commission de médiation nommée il y a sept mois par le gouvernement a mis en évidence la faisabilité de la rénovation de l’aéroport actuel, alors même que les tenants du projet de transfert vers Notre-Dame-des-Landes s’évertuent depuis des années à refuser de prendre en compte les études qui le démontrent.

Emmanuel Macron s’est engagé à agir vigoureusement contre le réchauffement climatique et pour la préservation de la biodiversité. Il serait alors absurde et dramatique que le gouvernement s’entête à vouloir construire cet aéroport. Il serait tout aussi dramatique qu’après avoir enfin abandonné ce projet, l’exécutif s’enferme dans une logique répressive visant à expulser celles et ceux qui auront su prendre soin de ce territoire. Il est pour nous impensable de laisser le gouvernement mettre fin brutalement à l’expérience singulière qui s’est construite à Notre-Dame-des-Landes. Dans la foulée de l’abandon espéré du projet d’aéroport, nous appelons au contraire au dialogue. Les différentes composantes du mouvement contre l’aéroport et pour l’avenir de la zad ont fait savoir qu’elles y travaillent depuis des mois et qu’elles sont prêtes à s’engager en ce sens dès l’abandon du projet.

Le bocage de Notre-Dame-des-Landes doit rester une terre d’inspiration et d’espoir, nourrie par l’idée des biens communs, les solidarités et le soin du vivant
Dans ce contexte, nous voulons soutenir les bases communes pour l’avenir de la zad établies par l’ensemble des usager.e.s actuel.le.s de ce territoire [1] — paysan.ne.s, voisin.e.s, habitant.e.s, naturalistes, syndicalistes, membres d’associations, randonneurs.euses :

  • la nécessité pour les paysan.ne.s et habitant.e.s résistant.e.s ayant refusé la vente amiable à AGO-Vinci et étant allés à l’expropriation de pouvoir recouvrer pleinement leurs droits au plus vite ;
  • le refus de toute expulsion de celles et ceux qui sont venu.e.s habiter ces dernières années dans le bocage pour le défendre et qui souhaitent continuer à y projeter leurs vies et leurs activités ;
  • une volonté de prise en charge à long terme des terres de la zad par une entité issue du mouvement dans toute sa diversité ;
  • le fait que les terres sauvegardées aillent à de nouvelles installations et pas à l’agrandissement d’exploitations existantes ;
  • la nécessité de continuer à préserver et faire vivre ensemble les patrimoines naturels et agricoles exceptionnels de cette zone.

Pour qu’un projet pérenne, en cohérence avec les valeurs portées par le mouvement, puisse se constituer, une période de gel de la redistribution institutionnelle des terres est nécessaire. Nous savons que cette voie est possible : par le passé et en d’autres lieux, des terres agricoles préservées ont continué à être prises en charge collectivement par celles et ceux qui s’étaient battu.e.s pour elles.

Au-delà des justes combats contre des projets destructeurs, nous sommes convaincu.e.s de la nécessité que puissent aussi se développer des espaces où des personnes réinventent d’autres formes d’habitats, d’agricultures, de rapports au travail et de relations sociales. Dans un monde miné par l’individualisme, le gaspillage des ressources naturelles, les crises sociales et environnementales, le bocage de Notre-Dame-des-Landes doit rester une terre d’inspiration et d’espoir, nourrie par l’idée des biens communs, les solidarités et le soin du vivant.

Nous relayons en ce sens l’appel du mouvement contre l’aéroport et pour l’avenir de la zad à converger massivement dans le bocage le 10 février, au lendemain des 10 ans de la déclaration d’utilité publique du projet d’aéroport. Il s’agira alors, espérons-le, de saluer ensemble une décision d’abandon et de soutenir avec détermination l’horizon souhaité collectivement pour l’avenir de ce territoire préservé. D’autres rendez-vous sont d’ores et déjà prévus sur la zad, entre autre les 7 et 8 juillet pour le rassemblement annuel de la Coordination des organisations anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Premiers Signataires : 

Signatures nationales 
350.org, Agir pour l’Environnement, Agter, Alofa Tuvalu, Alternatiba, ANV-COP21, Attac, Collectif pour la Sauvegarde de la zone humide du Testet (Sivens), Confédération Paysanne, Coordination des opposant.e.s au Lyon Turin, Coordination Bure Stop, Droit AuLogement, EELV, Ensemble!,  Fédérations SUD-rail, SUD-PTT, SUD-BPCE, Greenpeace, Les Amis de la Terre, Parti de Gauche, Réseau CIVAM, Union Syndicale Solidaires.

Signatures locales : Alternatiba Nantes, Alternatiba Limousin, Amis de la Confédération Paysanne Limousine,  Asodedra 88, ATTAC87, Bure Stop 55, Bretagne Vivante, Cedra 52, Collectif NOVISSEN 23 contre les 1400 veaux, Collectif pour la Sauvegarde de la zone humide du Testet (Sivens), Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs, Collectif Anti-LGV Limoges-Poitiers /Pro POLLT, Collectif NON à la Montagne à Pellets, Coordination Bure Stop, Coordination des opposant.e.s au Lyon Turin, EELV Bretagne, EELV Lorraine, EELV Pays de la Loire, Ensemble! 44, Eodra (Ass. Elus de Lorraine opposés à l’enfouissement des déchets radio actifs), France Insoumise St Junien 87, Groupe d’Action Clisson de la France Insoumise,  Groupe d’Action Nantes Cathédrale de la France insoumise,  Groupe d’Action Pontchateau et environ de  la France insoumise,  Habitants Vigilants de Gondrecourt 55, Habitants Vigilants de Void 55, Groupe d’Intervention des Grenouilles Non-Violentes (GIGNV), Les amis de la Terre 38, Les Amis de la Terre Limousin,Mirabel Lorraine, MNE 55, MNLE Pays de la Loire, Place au Peuple 44, PG 44, Groupe Mammalogique Breton, Rezé à Gauche Toute, Sortir du nucléaire Pays nantais, SDN 57, Solidaires Bretagne, Stop Linky Limousin 87, Stop Mines  23


[1] Ces bases communes ont été plus amplement détaillées dans un texte en 6 points ci-dessous, signé par les composantes du mouvement sur le terrain : Acipa, Coordination des opposants à l’aéroport, occupant.e.s de la zad, copain 44, naturalistes en lutte. Le Voici :

## Parce qu’il n’y aura pas d’aéroport (Texte des 6 points sur l’avenir de la ZAD) 

Ce texte en 6 points a pour but de poser les bases communes nécessaires pour se projeter sur la zad une fois le projet d’aéroport définitivement enterré. Il a été réfléchi au sein d’une assemblée régulière ayant pour objet de penser à l’avenir des terres une fois le projet d’aéroport abandonné. Assemblée qui regroupe des personnes issues des différentes composantes du mouvement de lutte. Ce texte a été longuement débattu, à plusieurs reprises, dans de multiples composantes et espaces d’organisation du mouvement. Nous défendons ce territoire et y vivons ensemble de diverses manières dans un riche brassage. Nous comptons y vivre encore longtemps et il nous importe de prendre soin de ce bocage, de ses habitant-e-s, de sa diversité, de sa flore, de sa faune et de tout ce qui s’y partage. Une fois le projet d’aéroport abandonné, nous voulons :

  1. Que les habitant-e-s, propriétaires ou locataires faisant l’objet d’une procédure d’expropriation ou d’expulsion puissent rester sur la zone et retrouver leur droits.
  2. Que les agriculteurs-ices impacté-e-s, en lutte, ayant refusé de plier face à AGO-VINCI, puissent continuer de cultiver librement les terres dont il-elles ont l’usage, recouvrir leurs droits et poursuivre leurs activités dans de bonnes conditions.
  3. Que les nouveaux habitant-e-s venu-e-s occuper la zad pour prendre part à la lutte puissent rester sur la zone. Que ce qui s’est construit depuis 2007 dans le mouvement d’occupation en termes d’expérimentations agricoles hors cadres, d’habitat auto-construit ou d’habitat léger (cabanes, caravanes, yourtes, etc.), de formes de vies et de luttes, puisse se maintenir et se poursuivre.
  4. Que les terres redistribuées chaque année par la chambre d’agriculture pour le compte d’AGO-VINCI sous la forme de baux précaires soient prises en charge par une entité issue du mouvement de lutte qui rassemblera toutes ses composantes. Que ce soit donc le mouvement anti-aéroport et non les institutions habituelles qui détermine l’usage de ces terres.
  5. Que ces terres aillent à de nouvelles installations agricoles et non agricoles, officielles ou hors cadre, et non à l’agrandissement.
  6. Que ces bases deviennent une réalité par notre détermination collective. Et nous porterons ensemble une attention à résoudre les éventuels conflits liés à leurs mise en oeuvre.

Nous semons et construisons déjà un avenir sans aéroport dans la diversité et la cohésion. C’est à nous tout-e-s, dès aujourd’hui, de le faire fleurir et de le défendre.

Une Grande noctule de passage sur l’île d’Hoëdic (56)

Ce mammifère n’avait pas été observé en Bretagne depuis 1987…

Le 3 octobre 2017, des naturalistes venus observer la migration des oiseaux sur l’île d’Hoëdic (56) en ont profité pour réaliser une soirée d’écoute d’ultrasons de chauves-souris. Leur attention a été attirée par des sons audibles (ce qui est rare) attribuables à une chauves-souris. L’analyse de l’enregistrement réalisé a permis de confirmer l’espèce : Grande noctule (Nyctalus lasiopterus). Cette donnée est la deuxième mention de l’espèce en Bretagne. La précédente observation remonte à un peu plus de 30 ans quand le cadavre d’un mâle avait été récupéré dans une salle de classe au Faouët (56) en juin 1987.

Avec ses 45 cm d’envergure, la Grande noctule est la plus grande chauve-souris d’Europe. Autre particularité, en plus d’insectes, son régime alimentaire est composé de petits passereaux. La présence d’un individu à Hoëdic est d’ailleurs peut-être à mettre en lien avec le flux migratoire d’oiseaux sur le littoral breton.

Ces dernières années, cette espèce rare a été principalement repérée dans le sud de la France. Les populations les plus proches sont situées en région Nouvelle-Aquitaine. Nous ignorons si les animaux contactés en Bretagne sont des migrateurs ou des individus erratiques.

Comme toutes les chauves-souris migratrices, la Grande noctule est particulièrement menacée par la mise en place d’éoliennes (Onshore et Offshore).

A ce jour, 22 espèces de chauves-souris ont été recensées en région Bretagne, dont 5 sur l’île d’Hoëdic. Pour en savoir plus, voir l’Atlas des Mammifères édité en 2015.

Les observateurs : 2017 : Marion Jansana, Loïc Jomat, Lucile Jomat, Emilien Jomat, Ondine Filippi et Michel Barataud, 1987 : Nadine Nicolas et Daniel Carcreff.

A découvrir : petit reportage sur la recherche de la Grande Noctule dans le Puy de Dôme.

Illustration de l’article : Grande noctule (Fabien Sané – ALEPE)

Envoyez vos observations

Toutes les observations de mammifères sont précieuses, même pour les espèces les plus communes. Tout le monde peut envoyer en ligne ses données. Les naturalistes qui le souhaitent peuvent aller plus loin et mener des suivis avec protocoles (). Chaque année, la synthèse des observations est présentée lors de la Journée des Mammifères sauvages de Bretagne.

Envoyez vos observations Les protocoles La journée des mammifères

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Le GMB a été créé le 19 décembre 1988. L’association va donc avoir 30 ans cette année ! Pour marquer le coup, nous organisons deux semaines de festivités placées sous le signe de l’action en faveur des mammifères :

Les Journées d’Actions pour les Mammifères
du 3 au 15 septembre

Ainsi, aux 4 coins de la Bretagne, les bénévoles et le public pourront réaliser des chantiers d’aménagement de gîtes à chauves-souris, de construction et pose de nichoirs (chauves-souris, hérisson, muscardin…) ou d’une catiche artificielle pour la Loutre, etc. En parallèle, des événements de sensibilisation seront proposés (Nuits de la chauve-souris…), de même que des prospections groupées (Muscardin…). Nous lancerons aussi une campagne pour que les citoyens mènent aussi des actions à l’échelle de leur propriété (pose d’un nichoir à chauves-souris, ouverture en bas du grillage pour les hérissons, signature d’une convention avec le GMB…)

Le programme des Journées d’Actions pour les Mammifères est en cours de conception. Nous pouvons d’ores et déjà vous annoncer :

Toutes les rendez-vous sont à retrouver dans l’agenda.

Nous invitons tous les adhérents et les structures partenaires du GMB (associations, parcs naturels régionaux, collectivités, structures amies, lycées…) à participer à cet événement, en organisant des actions qui pourraient s’inscrire dans cette belle dynamique mammalogique régionale !

Si vous pensez pouvoir organiser une action, merci de nous transmettre toutes les infos, pour que nous puissions relayer votre événement sur notre agenda et nos réseaux sociaux !

Voici quelques outils qui pourraient vous aider :

Nouvelle enquête régionale sur le Muscardin (2018-2019)

A l’occasion de l’édition du Livret d’identification des indices de présence du Muscardin, le GMB lance une enquête sur deux ans pour affiner notre connaissance de la répartition de cette espèce peu commune.

Pourquoi ?

Le travail mené dans le cadre de l’Atlas des Mammifères a permis pour la première fois de préciser les contours de la répartition régionale du Muscardin. Aujourd’hui, il apparaît important d’affiner ces résultats.  Des incertitudes subsistent sur la fréquentation de plusieurs secteurs (forêts de Huelgoat, Coat An Noz, Paimpont…).  Dans certaines zones, nous manquons de données pour proposer des mesures conservatoires dans le cadre de la politique de la Trame Verte et Bleue pour cette espèce qui a une faible capacité de dispersion. Nous lançons donc une enquête de répartition à l’échelle 5×5 km pour compléter les données déjà collectées depuis 2010.

Répartition Atlas (2005-2014) 10×10 km

Répartition (2010-2019) 5×5 km

Comment ?

Nous proposons de rechercher tout au long de l’année des indices de présence, particulièrement les noisettes et les merises rongées en s’appuyant sur le Livret d’identification des indices.

 

Pour réaliser les prospections, nous invitons les observateurs à repartir de points déjà connus et de prospecter par « sauts de puces » de 2 à 2,5 km en ciblant les milieux favorables (voir livret). Pour orienter les prospections, il est possible de s’appuyer sur la carte prédictive de présence, réalisée en 2017 (éléments à venir pour la Loire-Atlantique).  En complément des prospections individuelles, le GMB programme de mettre en place un Week-end de prospections Muscardin au cours du mois de septembre. Pour les observateurs débutants, nous demandons que les noisettes potentiellement rongées par un Muscardin soit systématiquement transmises au GMB pour validation.

Cette enquête est réalisée dans le cadre du Contrat Nature Micromammifères et Trame Verte et Bleue en Bretagne (2016-2019)

Documents

Livret d’identification des indices de présence

Carte d’aide à la prospection (Il faut zoomer pour voir le nom des communes. Le niveau de gris correspond à la probabilité de présence du Muscardin)

Rapport Contrat Nature Micromammifères année 01

Contact :  Josselin Boireau

 

 

 

 

Nous nous engageons pour l’avenir de la Zad

Communiqué commun national d’associations, syndicats et organisations

Depuis presque cinquante ans, des paysan.ne.s et habitant.e.s de la région nantaise résistent contre un projet d’aéroport qui viendrait détruire 1.650 ha de terres agricoles et de zones humides. Le gouvernement a annoncé qu’il trancherait en ce mois de janvier sur ce dossier brûlant devenu emblématique d’enjeux de fond et de choix de société. Au niveau national, nos organisations, associations et syndicats se sont engagés au fil du temps dans un mouvement large et populaire contre ce projet.

La commission de médiation nommée il y a sept mois par le gouvernement a mis en évidence la faisabilité de la rénovation de l’aéroport actuel, alors même que les tenants du projet de transfert vers Notre-Dame-des-Landes s’évertuent depuis des années à refuser de prendre en compte les études qui le démontrent.

Emmanuel Macron s’est engagé à agir vigoureusement contre le réchauffement climatique et pour la préservation de la biodiversité. Il serait alors absurde et dramatique que le gouvernement s’entête à vouloir construire cet aéroport. Il serait tout aussi dramatique qu’après avoir enfin abandonné ce projet, l’exécutif s’enferme dans une logique répressive visant à expulser celles et ceux qui auront su prendre soin de ce territoire. Il est pour nous impensable de laisser le gouvernement mettre fin brutalement à l’expérience singulière qui s’est construite à Notre-Dame-des-Landes. Dans la foulée de l’abandon espéré du projet d’aéroport, nous appelons au contraire au dialogue. Les différentes composantes du mouvement contre l’aéroport et pour l’avenir de la zad ont fait savoir qu’elles y travaillent depuis des mois et qu’elles sont prêtes à s’engager en ce sens dès l’abandon du projet.

Le bocage de Notre-Dame-des-Landes doit rester une terre d’inspiration et d’espoir, nourrie par l’idée des biens communs, les solidarités et le soin du vivant
Dans ce contexte, nous voulons soutenir les bases communes pour l’avenir de la zad établies par l’ensemble des usager.e.s actuel.le.s de ce territoire [1] — paysan.ne.s, voisin.e.s, habitant.e.s, naturalistes, syndicalistes, membres d’associations, randonneurs.euses :

  • la nécessité pour les paysan.ne.s et habitant.e.s résistant.e.s ayant refusé la vente amiable à AGO-Vinci et étant allés à l’expropriation de pouvoir recouvrer pleinement leurs droits au plus vite ;
  • le refus de toute expulsion de celles et ceux qui sont venu.e.s habiter ces dernières années dans le bocage pour le défendre et qui souhaitent continuer à y projeter leurs vies et leurs activités ;
  • une volonté de prise en charge à long terme des terres de la zad par une entité issue du mouvement dans toute sa diversité ;
  • le fait que les terres sauvegardées aillent à de nouvelles installations et pas à l’agrandissement d’exploitations existantes ;
  • la nécessité de continuer à préserver et faire vivre ensemble les patrimoines naturels et agricoles exceptionnels de cette zone.

Pour qu’un projet pérenne, en cohérence avec les valeurs portées par le mouvement, puisse se constituer, une période de gel de la redistribution institutionnelle des terres est nécessaire. Nous savons que cette voie est possible : par le passé et en d’autres lieux, des terres agricoles préservées ont continué à être prises en charge collectivement par celles et ceux qui s’étaient battu.e.s pour elles.

Au-delà des justes combats contre des projets destructeurs, nous sommes convaincu.e.s de la nécessité que puissent aussi se développer des espaces où des personnes réinventent d’autres formes d’habitats, d’agricultures, de rapports au travail et de relations sociales. Dans un monde miné par l’individualisme, le gaspillage des ressources naturelles, les crises sociales et environnementales, le bocage de Notre-Dame-des-Landes doit rester une terre d’inspiration et d’espoir, nourrie par l’idée des biens communs, les solidarités et le soin du vivant.

Nous relayons en ce sens l’appel du mouvement contre l’aéroport et pour l’avenir de la zad à converger massivement dans le bocage le 10 février, au lendemain des 10 ans de la déclaration d’utilité publique du projet d’aéroport. Il s’agira alors, espérons-le, de saluer ensemble une décision d’abandon et de soutenir avec détermination l’horizon souhaité collectivement pour l’avenir de ce territoire préservé. D’autres rendez-vous sont d’ores et déjà prévus sur la zad, entre autre les 7 et 8 juillet pour le rassemblement annuel de la Coordination des organisations anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Premiers Signataires : 

Signatures nationales 
350.org, Agir pour l’Environnement, Agter, Alofa Tuvalu, Alternatiba, ANV-COP21, Attac, Collectif pour la Sauvegarde de la zone humide du Testet (Sivens), Confédération Paysanne, Coordination des opposant.e.s au Lyon Turin, Coordination Bure Stop, Droit AuLogement, EELV, Ensemble!,  Fédérations SUD-rail, SUD-PTT, SUD-BPCE, Greenpeace, Les Amis de la Terre, Parti de Gauche, Réseau CIVAM, Union Syndicale Solidaires.

Signatures locales : Alternatiba Nantes, Alternatiba Limousin, Amis de la Confédération Paysanne Limousine,  Asodedra 88, ATTAC87, Bure Stop 55, Bretagne Vivante, Cedra 52, Collectif NOVISSEN 23 contre les 1400 veaux, Collectif pour la Sauvegarde de la zone humide du Testet (Sivens), Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs, Collectif Anti-LGV Limoges-Poitiers /Pro POLLT, Collectif NON à la Montagne à Pellets, Coordination Bure Stop, Coordination des opposant.e.s au Lyon Turin, EELV Bretagne, EELV Lorraine, EELV Pays de la Loire, Ensemble! 44, Eodra (Ass. Elus de Lorraine opposés à l’enfouissement des déchets radio actifs), France Insoumise St Junien 87, Groupe d’Action Clisson de la France Insoumise,  Groupe d’Action Nantes Cathédrale de la France insoumise,  Groupe d’Action Pontchateau et environ de  la France insoumise,  Habitants Vigilants de Gondrecourt 55, Habitants Vigilants de Void 55, Groupe d’Intervention des Grenouilles Non-Violentes (GIGNV), Les amis de la Terre 38, Les Amis de la Terre Limousin,Mirabel Lorraine, MNE 55, MNLE Pays de la Loire, Place au Peuple 44, PG 44, Groupe Mammalogique Breton, Rezé à Gauche Toute, Sortir du nucléaire Pays nantais, SDN 57, Solidaires Bretagne, Stop Linky Limousin 87, Stop Mines  23


[1] Ces bases communes ont été plus amplement détaillées dans un texte en 6 points ci-dessous, signé par les composantes du mouvement sur le terrain : Acipa, Coordination des opposants à l’aéroport, occupant.e.s de la zad, copain 44, naturalistes en lutte. Le Voici :

## Parce qu’il n’y aura pas d’aéroport (Texte des 6 points sur l’avenir de la ZAD) 

Ce texte en 6 points a pour but de poser les bases communes nécessaires pour se projeter sur la zad une fois le projet d’aéroport définitivement enterré. Il a été réfléchi au sein d’une assemblée régulière ayant pour objet de penser à l’avenir des terres une fois le projet d’aéroport abandonné. Assemblée qui regroupe des personnes issues des différentes composantes du mouvement de lutte. Ce texte a été longuement débattu, à plusieurs reprises, dans de multiples composantes et espaces d’organisation du mouvement. Nous défendons ce territoire et y vivons ensemble de diverses manières dans un riche brassage. Nous comptons y vivre encore longtemps et il nous importe de prendre soin de ce bocage, de ses habitant-e-s, de sa diversité, de sa flore, de sa faune et de tout ce qui s’y partage. Une fois le projet d’aéroport abandonné, nous voulons :

  1. Que les habitant-e-s, propriétaires ou locataires faisant l’objet d’une procédure d’expropriation ou d’expulsion puissent rester sur la zone et retrouver leur droits.
  2. Que les agriculteurs-ices impacté-e-s, en lutte, ayant refusé de plier face à AGO-VINCI, puissent continuer de cultiver librement les terres dont il-elles ont l’usage, recouvrir leurs droits et poursuivre leurs activités dans de bonnes conditions.
  3. Que les nouveaux habitant-e-s venu-e-s occuper la zad pour prendre part à la lutte puissent rester sur la zone. Que ce qui s’est construit depuis 2007 dans le mouvement d’occupation en termes d’expérimentations agricoles hors cadres, d’habitat auto-construit ou d’habitat léger (cabanes, caravanes, yourtes, etc.), de formes de vies et de luttes, puisse se maintenir et se poursuivre.
  4. Que les terres redistribuées chaque année par la chambre d’agriculture pour le compte d’AGO-VINCI sous la forme de baux précaires soient prises en charge par une entité issue du mouvement de lutte qui rassemblera toutes ses composantes. Que ce soit donc le mouvement anti-aéroport et non les institutions habituelles qui détermine l’usage de ces terres.
  5. Que ces terres aillent à de nouvelles installations agricoles et non agricoles, officielles ou hors cadre, et non à l’agrandissement.
  6. Que ces bases deviennent une réalité par notre détermination collective. Et nous porterons ensemble une attention à résoudre les éventuels conflits liés à leurs mise en oeuvre.

Nous semons et construisons déjà un avenir sans aéroport dans la diversité et la cohésion. C’est à nous tout-e-s, dès aujourd’hui, de le faire fleurir et de le défendre.

Une Grande noctule de passage sur l’île d’Hoëdic (56)

Ce mammifère n’avait pas été observé en Bretagne depuis 1987…

Le 3 octobre 2017, des naturalistes venus observer la migration des oiseaux sur l’île d’Hoëdic (56) en ont profité pour réaliser une soirée d’écoute d’ultrasons de chauves-souris. Leur attention a été attirée par des sons audibles (ce qui est rare) attribuables à une chauves-souris. L’analyse de l’enregistrement réalisé a permis de confirmer l’espèce : Grande noctule (Nyctalus lasiopterus). Cette donnée est la deuxième mention de l’espèce en Bretagne. La précédente observation remonte à un peu plus de 30 ans quand le cadavre d’un mâle avait été récupéré dans une salle de classe au Faouët (56) en juin 1987.

Avec ses 45 cm d’envergure, la Grande noctule est la plus grande chauve-souris d’Europe. Autre particularité, en plus d’insectes, son régime alimentaire est composé de petits passereaux. La présence d’un individu à Hoëdic est d’ailleurs peut-être à mettre en lien avec le flux migratoire d’oiseaux sur le littoral breton.

Ces dernières années, cette espèce rare a été principalement repérée dans le sud de la France. Les populations les plus proches sont situées en région Nouvelle-Aquitaine. Nous ignorons si les animaux contactés en Bretagne sont des migrateurs ou des individus erratiques.

Comme toutes les chauves-souris migratrices, la Grande noctule est particulièrement menacée par la mise en place d’éoliennes (Onshore et Offshore).

A ce jour, 22 espèces de chauves-souris ont été recensées en région Bretagne, dont 5 sur l’île d’Hoëdic. Pour en savoir plus, voir l’Atlas des Mammifères édité en 2015.

Les observateurs : 2017 : Marion Jansana, Loïc Jomat, Lucile Jomat, Emilien Jomat, Ondine Filippi et Michel Barataud, 1987 : Nadine Nicolas et Daniel Carcreff.

A découvrir : petit reportage sur la recherche de la Grande Noctule dans le Puy de Dôme.

Illustration de l’article : Grande noctule (Fabien Sané – ALEPE)

Le fonds pour les mammifères

Le GMB a mis en place un Fonds pour les Mammifères. L’argent collecté dans le cadre de ce fonds est consacré uniquement à l’acquisition ou à l’aménagement de gîtes pour les espèces, notamment pour les projets où nous ne pouvons pas recevoir d’argent public ou pour les actions urgentes.

Les actions déjà réalisées

Les 4 axes de travail du GMB

Connaitre

La connaissance de l’état des populations des mammifères et leurs mœurs est l’élément indispensable pour pouvoir mettre en place des mesures conservatoires.

Protéger

Pour la conservation des mammifères, le GMB développe en réseau de réserves et apporte son expertise dans les politiques d’aménagement du territoire.

Former

Les actions du GMB s’appuient sur un réseau de bénévoles qui bénéficie de formations gratuites régulières. D’autres opérations sont réalisées à destination des professionnels et étudiants.

Sensibiliser

Pour faire connaître les mammifères sauvages, le GMB crée différents outils de communications et propose régulièrement des événements.