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Prédations sur brebis et annonce d’un « Plan Loup » local : Réactions du Groupe Loup Bretagne

Le Télégramme publie le 12 novembre un dossier qui présente l’actualité du loup dans le Finistère. Les informations principales sont : la survenue de prédations parmi le cheptel ovin de plusieurs communes des monts d’Arrée, l’attribution de ces dégâts au loup par l’Office Français de la Biodiversité et un train de mesures annoncées par les autorités représentant l’État.

 

Il en aura fallu du temps !

Le samedi 12 novembre, le Télégramme a publié une pleine page d’informations (confirmées par Ouest-France le lendemain) qui reposent sur l’annonce de prédations de brebis par le loup sur les communes de Lopérec, La Feuillée et Huelgoat ainsi que la publication d’une nouvelle image de loup prise au Cloître-Saint-Thégonnec.

Depuis mai dernier, le loup est présent en Bretagne. C’est dans le Finistère qu’il a été formellement détecté, dans les monts d’Arrée plus précisément.

Le Groupe Loup Bretagne, constitué deux ans auparavant regroupe des naturalistes bretons appartenant au Groupe Mammalogique Breton et à Bretagne Vivante qui travaillent à alerter les administrations, à anticiper les conflits avec l’élevage et à informer la population. Depuis, nous avons ainsi adressé de multiples courriers la DREAL et à la Préfecture de région, sollicitant la constitution d’une instance de concertation, restés sans réponse. Le lancement d’une concertation est donc une bonne nouvelle, mais aurait dû se produire avant que ne soient constatés des dégâts.

 

Les autorités prennent la situation en compte

La Direction Départementale des Territoires et de la Mer du Finistère a annoncé des mesures qui sont celles prévues dans le cadre de la gestion nationale de la situation liée à la présence du loup et en lien avec les activités d’élevage. Ainsi des mesures d’indemnisation des élevages touchés par des faits de prédation sont d’ores et déjà mises en place. De même, sont définies des aides financières à l’achat de matériels de protection des troupeaux.

Par ailleurs, la mise sur pied d’un comité de pilotage est annoncée. Il doit réunir des représentants des diverses composantes de la société concernées par la situation. Se trouveront donc sollicité(e)s pour en devenir parties prenantes des élu(e)s, des représentant(e)s d’associations issues du monde de l’élevage, de la protection de la nature et de la chasse qui auront à y rencontrer les services compétents de l’État. Le Groupe Loup Bretagne devrait donc être sollicité.

 

Attention, il n’y a pas de « Plan loup local »

La page publiée par le Télégramme comporte plusieurs articles. Parmi ceux-ci, celui qui conclut le dossier porte le titre « Un premier « plan loup » déclenché ». On est obligé de formuler une remarque d’importance. La situation du loup en France est gérée en fonction du Plan national d’Actions 2018-2023 sur le loup et les activités d’élevage. Il est nécessaire ici de préciser à nouveau que c’est le cadre réglementaire de référence qui définit les mesures à prendre par les autorités compétentes dans les territoires, au nom de la responsabilité de l’État. Il n’existe pas de plans locaux, départementaux, ni même régionaux. Mais la préfecture a annoncé la mise sur pied d’un comité départemental comme c’est le cas dans les autres départements concernés.

À l’heure où certaines voix réclament une gestion locale du loup, le vocabulaire n’est pas innocent. L’objectif de ces personnes est de permettre la définition de communes, de départements, voire de régions interdites au loup ce qui est contraire au statut de protection de l’espèce. Il convient de ne pas laisser s’installer des représentations contraires aux réalités légales, ce qui aurait pour effet (on ose espérer qu’il ne s’agit pas d’un objectif) d’habituer l’opinion publique et les différents acteurs à des pratiques opposées aux règles et engagements officiels.

 

La protection des troupeaux doit être effective

Les associations nationales qui œuvrent à la défense de l’espèce le répètent sans cesse : il ne suffit pas de décréter le financement de la protection des troupeaux. Il faut encore que la mise en œuvre des moyens techniques soit une réalité. Les filets ou grillages de protection sont-ils posés de manière à être efficaces ? Leur électrification est nécessaire. Enfin, leur hauteur est déterminante : 80 centimètres ne suffisent pas. La documentation existe. Elle est plus développée et accessible dans d’autres pays européens. Un exemple en est donné par le site suisse Carnivore Damage Prevention. Rappelons aussi que bien des contrevérités sont colportées au sujet du loup.

 

Un loup, ou deux loups ?

Le 3 octobre dernier une caméra automatique à capté des images d’un loup au Cloître-Saint-Thégonnec. Le président de l’ACCA locale décrit « un gros loup mâle » qui « semble plus âgé que celui du mois de mai ». Et, basée sur ces commentaires, l’hypothèse d’un deuxième animal se fait jour très rapidement. Elle est même énoncée par le directeur de la DDTM. Mais prenons garde à ne pas aller trop vite et à ne pas sauter les étapes incontournables de la prise d’informations concrètes qui permettent une connaissance fiable de la situation.

Seules des analyses génétiques pourraient révéler la présence de deux animaux différents (ou une photo de deux individus simultanément présents devant l’objectif). On le sait : il est extrêmement difficile de différencier deux loups du même âge vus à la même saison. Or il est clairement établi que l’animal filmé en mai présentait un pelage en fin de mue déjà bien ras. Vers la mi-novembre, le poil d’hiver a poussé, long et protecteur. Il donne bien sûr à l’animal une silhouette beaucoup plus massive. Et par ailleurs, au début de mai, ce loup avait une silhouette de jeune adulte qui n’avait probablement guère plus d’un an. Au cœur de l’automne suivant, il s’est étoffé et a acquis son format pleinement adulte. Rien n’exclut donc que l’individu filmé le 3 octobre soit le même que celui du 5 mai.

Cette annonce doit être resituée à sa juste place : la présence de deux loups n’est qu’une hypothèse. Le développement de la connaissance doit s’appuyer sur la collecte d’indices selon des protocoles précis que l’OFB et les naturalistes sont à même de conduire et qui permettront des analyses génétiques.

Contact : Groupe Loup Bretagne

Un projet éolien refusé par la Préfecture de Loire-Atlantique pour des enjeux biodiversité

Une bonne nouvelle concernant la prise en compte des enjeux faunistiques lors des projets d’implantation d’éoliennes ! Le projet de parc éolien de la Chèvrerie, situé dans la commune de Blain, en bordure directe de la Forêt du Gâvre, a été refusé par la Préfecture de la Loire-Atlantique le 8 août dernier. Les arguments portent principalement sur des enjeux ornithologiques mais aussi chiroptérologiques. Ainsi, concernant les chauves-souris, non seulement le massif du Gâvre constitue un réservoir de biodiversité à l’échelle régionale, mais en plus, pour certaines des 15 espèces recensées, les niveaux d’enjeux et d’impacts directs sont jugés « forts à modérés » d’après la carte d’alerte éolien pour les enjeux chauves-souris. De plus, une des éoliennes se situe à 90 mètres de la lisière boisée tandis que trois autres d’entre elles sont à moins de 80 mètres de la canopée des haies arbustives surplombées.

Zoomer sur la carte.

L’arrêté complet est disponible ici.

Le GMB se félicite de la décision courageuse prise par la Préfecture et son administration. L’implantation d’éoliennes ne doit pas se faire à trop forte proximité de zones forestières ni de réseaux bocagers encore denses.

La Nuit Internationale de la Chauve-souris, l’indispensable tribune des chiroptères

L’été 2022, dix Nuits Internationales de la Chauve-souris ont été organisées ou co-organisées par le GMB aux quatre coins de la Région :

Et une onzième Nuit sera proposée le 1er octobre à Guenrouët (44).

Ces animations sont le fruit d’une collaboration avec les collectivités qui ont accueilli l’événement (communes, communauté de communes du Haut Pays Bigouden) et des associations gestionnaires de sites ou de sensibilisation (asso. de la Forge à Confort-Meilars, Les P’tites Natures de Brocéliande, asso.de Langazel ou Oaled Landelo entre autres). Et ces soirées n’auraient pu se faire sans nos talentueux bénévoles, qui savent transmettre leur passion au public. Qu’ils soient tous remerciés.

Bien qu’il se soit agi de la 26è édition, le public est toujours demandeur d’informations sur les chauves-souris (plus de 460 personnes dont au moins une 130 enfants en cumulé), preuve que la biodiversité est un centre d’intérêt qui ne faiblit pas, bien au contraire.

On observe depuis toutes ces années une évolution des questions du public et des municipalités, la simple curiosité laissant de plus en plus de place à l’envie d’agir concrètement. Par exemple, de nombreuses questions nous sont posées sur les nichoirs ou sur la façon de s’engager dans la démarche de Refuge pour les chauves-souris. Les questions relatives à l’impact de l’éclairage nocturne sur la biodiversité sont également une préoccupation croissante.

 

Campagne « A SEC ! » : nos cours d’eau ont besoin de vous !

Vous voulez agir pour l’eau pendant cette période de sécheresse ? Grâce à notre campagne « A SEC ! », contribuez au recueil de données scientifiques en apportant vos observations sur le niveau d’eau des rivières proches de chez vous!

La sécheresse inédite que nous connaissons est plus qu’alarmante. Ce ne sont pas les quelques gouttes de pluie de ces derniers jours qui auront suffit à changer la situation. Devant l’urgence, et la mauvaise anticipation de cette crise, le partage de l’eau se fait bien souvent au détriment de nos rivières, en particulier les plus fragiles.

Le changement climatique est bien là. Il est primordial de prendre des mesures adaptées à la protection de nos milieux aquatiques et des espèces qui y vivent, pour assurer la survie des écosystèmes. Il est également nécessaire d’interpeller les usagers de l’eau sur leurs pratiques et les encourager à évoluer pour préserver la ressource en eau, les paysages, la vie !

Ne restez pas impuissants face à cette crise !

Plusieurs associations appartenant au mouvement France Nature Environnement (FNE AURA, FNE Nouvelle Aquitaine et FNE Midi-Pyrénées) ont lancé, depuis début juillet, la campagne participative « A SEC ! », pour recenser l’état d’assèchement de nos rivières et alerter les autorités compétentes. Eau & Rivières de Bretagne, elle aussi membre de ce mouvement, vient de rejoindre cette initiative de science participative. Pour pour qu’elle soit la plus complète possible, nous avons besoin de vous et de vos yeux sur le terrain.

Participez à la protection de nos cours d’eau, en devenant une « Sentinelle de l’eau »

En observant les cours d’eau à côté de chez vous ou plus loin, vous rejoignez la communauté des Sentinelles de l’eau. Grâce à vos informations, les associations du mouvement France Nature Environnement disposeront d’un état des lieux qui appuiera concrètement leurs arguments pour défendre nos milieux aquatiques.

L’outil Sentinelles de la nature est très simple, développé par FNE, il est gratuit et ouvert à toutes et tous. Créez un compte et envoyez-nous en photos vos observations de rivières ou ruisseaux à sec.

Comment devenir une Sentinelle de l’eau

  1. Installez l’application (iOS et Android) ou connectez vous au site web Sentinelles de la nature https://sentinellesdelanature.fr/
  2. Créez un compte, puis rendez-vous sur l’onglet « CAMPAGNES » pour retrouver la campagne « A SEC ! »
    1. Choisissez un cours situé à proximité de chez vous, devant lequel vous passez régulièrement.
    2. Effectuez vos relevés à date fixe (le 25 du mois, ou chaque mercredi par exemple) pensez à prendre une photo!
    3. Décrivez ce que vous observez, au choix :
      1. Écoulement visible : présence d’eau, écoulement permanent, continu et visible à l’oeil nu (même faible).
      2. Écoulement non visible : présence d’eau, pas d’écoulement visible, le débit semble nul
      3. Assec : absence d’eau ou seulement quelques flaques, pas d’écoulement
    4. Déposer vos photos et commentaires.

Tutoriel vidéo :

Pour en savoir plus : Pourquoi la campagne Sentinelle de l’eau “A SEC !” et comment participer

 

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Prédations sur brebis et annonce d’un « Plan Loup » local : Réactions du Groupe Loup Bretagne

Le Télégramme publie le 12 novembre un dossier qui présente l’actualité du loup dans le Finistère. Les informations principales sont : la survenue de prédations parmi le cheptel ovin de plusieurs communes des monts d’Arrée, l’attribution de ces dégâts au loup par l’Office Français de la Biodiversité et un train de mesures annoncées par les autorités représentant l’État.

 

Il en aura fallu du temps !

Le samedi 12 novembre, le Télégramme a publié une pleine page d’informations (confirmées par Ouest-France le lendemain) qui reposent sur l’annonce de prédations de brebis par le loup sur les communes de Lopérec, La Feuillée et Huelgoat ainsi que la publication d’une nouvelle image de loup prise au Cloître-Saint-Thégonnec.

Depuis mai dernier, le loup est présent en Bretagne. C’est dans le Finistère qu’il a été formellement détecté, dans les monts d’Arrée plus précisément.

Le Groupe Loup Bretagne, constitué deux ans auparavant regroupe des naturalistes bretons appartenant au Groupe Mammalogique Breton et à Bretagne Vivante qui travaillent à alerter les administrations, à anticiper les conflits avec l’élevage et à informer la population. Depuis, nous avons ainsi adressé de multiples courriers la DREAL et à la Préfecture de région, sollicitant la constitution d’une instance de concertation, restés sans réponse. Le lancement d’une concertation est donc une bonne nouvelle, mais aurait dû se produire avant que ne soient constatés des dégâts.

 

Les autorités prennent la situation en compte

La Direction Départementale des Territoires et de la Mer du Finistère a annoncé des mesures qui sont celles prévues dans le cadre de la gestion nationale de la situation liée à la présence du loup et en lien avec les activités d’élevage. Ainsi des mesures d’indemnisation des élevages touchés par des faits de prédation sont d’ores et déjà mises en place. De même, sont définies des aides financières à l’achat de matériels de protection des troupeaux.

Par ailleurs, la mise sur pied d’un comité de pilotage est annoncée. Il doit réunir des représentants des diverses composantes de la société concernées par la situation. Se trouveront donc sollicité(e)s pour en devenir parties prenantes des élu(e)s, des représentant(e)s d’associations issues du monde de l’élevage, de la protection de la nature et de la chasse qui auront à y rencontrer les services compétents de l’État. Le Groupe Loup Bretagne devrait donc être sollicité.

 

Attention, il n’y a pas de « Plan loup local »

La page publiée par le Télégramme comporte plusieurs articles. Parmi ceux-ci, celui qui conclut le dossier porte le titre « Un premier « plan loup » déclenché ». On est obligé de formuler une remarque d’importance. La situation du loup en France est gérée en fonction du Plan national d’Actions 2018-2023 sur le loup et les activités d’élevage. Il est nécessaire ici de préciser à nouveau que c’est le cadre réglementaire de référence qui définit les mesures à prendre par les autorités compétentes dans les territoires, au nom de la responsabilité de l’État. Il n’existe pas de plans locaux, départementaux, ni même régionaux. Mais la préfecture a annoncé la mise sur pied d’un comité départemental comme c’est le cas dans les autres départements concernés.

À l’heure où certaines voix réclament une gestion locale du loup, le vocabulaire n’est pas innocent. L’objectif de ces personnes est de permettre la définition de communes, de départements, voire de régions interdites au loup ce qui est contraire au statut de protection de l’espèce. Il convient de ne pas laisser s’installer des représentations contraires aux réalités légales, ce qui aurait pour effet (on ose espérer qu’il ne s’agit pas d’un objectif) d’habituer l’opinion publique et les différents acteurs à des pratiques opposées aux règles et engagements officiels.

 

La protection des troupeaux doit être effective

Les associations nationales qui œuvrent à la défense de l’espèce le répètent sans cesse : il ne suffit pas de décréter le financement de la protection des troupeaux. Il faut encore que la mise en œuvre des moyens techniques soit une réalité. Les filets ou grillages de protection sont-ils posés de manière à être efficaces ? Leur électrification est nécessaire. Enfin, leur hauteur est déterminante : 80 centimètres ne suffisent pas. La documentation existe. Elle est plus développée et accessible dans d’autres pays européens. Un exemple en est donné par le site suisse Carnivore Damage Prevention. Rappelons aussi que bien des contrevérités sont colportées au sujet du loup.

 

Un loup, ou deux loups ?

Le 3 octobre dernier une caméra automatique à capté des images d’un loup au Cloître-Saint-Thégonnec. Le président de l’ACCA locale décrit « un gros loup mâle » qui « semble plus âgé que celui du mois de mai ». Et, basée sur ces commentaires, l’hypothèse d’un deuxième animal se fait jour très rapidement. Elle est même énoncée par le directeur de la DDTM. Mais prenons garde à ne pas aller trop vite et à ne pas sauter les étapes incontournables de la prise d’informations concrètes qui permettent une connaissance fiable de la situation.

Seules des analyses génétiques pourraient révéler la présence de deux animaux différents (ou une photo de deux individus simultanément présents devant l’objectif). On le sait : il est extrêmement difficile de différencier deux loups du même âge vus à la même saison. Or il est clairement établi que l’animal filmé en mai présentait un pelage en fin de mue déjà bien ras. Vers la mi-novembre, le poil d’hiver a poussé, long et protecteur. Il donne bien sûr à l’animal une silhouette beaucoup plus massive. Et par ailleurs, au début de mai, ce loup avait une silhouette de jeune adulte qui n’avait probablement guère plus d’un an. Au cœur de l’automne suivant, il s’est étoffé et a acquis son format pleinement adulte. Rien n’exclut donc que l’individu filmé le 3 octobre soit le même que celui du 5 mai.

Cette annonce doit être resituée à sa juste place : la présence de deux loups n’est qu’une hypothèse. Le développement de la connaissance doit s’appuyer sur la collecte d’indices selon des protocoles précis que l’OFB et les naturalistes sont à même de conduire et qui permettront des analyses génétiques.

Contact : Groupe Loup Bretagne

Un projet éolien refusé par la Préfecture de Loire-Atlantique pour des enjeux biodiversité

Une bonne nouvelle concernant la prise en compte des enjeux faunistiques lors des projets d’implantation d’éoliennes ! Le projet de parc éolien de la Chèvrerie, situé dans la commune de Blain, en bordure directe de la Forêt du Gâvre, a été refusé par la Préfecture de la Loire-Atlantique le 8 août dernier. Les arguments portent principalement sur des enjeux ornithologiques mais aussi chiroptérologiques. Ainsi, concernant les chauves-souris, non seulement le massif du Gâvre constitue un réservoir de biodiversité à l’échelle régionale, mais en plus, pour certaines des 15 espèces recensées, les niveaux d’enjeux et d’impacts directs sont jugés « forts à modérés » d’après la carte d’alerte éolien pour les enjeux chauves-souris. De plus, une des éoliennes se situe à 90 mètres de la lisière boisée tandis que trois autres d’entre elles sont à moins de 80 mètres de la canopée des haies arbustives surplombées.

Zoomer sur la carte.

L’arrêté complet est disponible ici.

Le GMB se félicite de la décision courageuse prise par la Préfecture et son administration. L’implantation d’éoliennes ne doit pas se faire à trop forte proximité de zones forestières ni de réseaux bocagers encore denses.

La Nuit Internationale de la Chauve-souris, l’indispensable tribune des chiroptères

L’été 2022, dix Nuits Internationales de la Chauve-souris ont été organisées ou co-organisées par le GMB aux quatre coins de la Région :

Et une onzième Nuit sera proposée le 1er octobre à Guenrouët (44).

Ces animations sont le fruit d’une collaboration avec les collectivités qui ont accueilli l’événement (communes, communauté de communes du Haut Pays Bigouden) et des associations gestionnaires de sites ou de sensibilisation (asso. de la Forge à Confort-Meilars, Les P’tites Natures de Brocéliande, asso.de Langazel ou Oaled Landelo entre autres). Et ces soirées n’auraient pu se faire sans nos talentueux bénévoles, qui savent transmettre leur passion au public. Qu’ils soient tous remerciés.

Bien qu’il se soit agi de la 26è édition, le public est toujours demandeur d’informations sur les chauves-souris (plus de 460 personnes dont au moins une 130 enfants en cumulé), preuve que la biodiversité est un centre d’intérêt qui ne faiblit pas, bien au contraire.

On observe depuis toutes ces années une évolution des questions du public et des municipalités, la simple curiosité laissant de plus en plus de place à l’envie d’agir concrètement. Par exemple, de nombreuses questions nous sont posées sur les nichoirs ou sur la façon de s’engager dans la démarche de Refuge pour les chauves-souris. Les questions relatives à l’impact de l’éclairage nocturne sur la biodiversité sont également une préoccupation croissante.

 

Campagne « A SEC ! » : nos cours d’eau ont besoin de vous !

Vous voulez agir pour l’eau pendant cette période de sécheresse ? Grâce à notre campagne « A SEC ! », contribuez au recueil de données scientifiques en apportant vos observations sur le niveau d’eau des rivières proches de chez vous!

La sécheresse inédite que nous connaissons est plus qu’alarmante. Ce ne sont pas les quelques gouttes de pluie de ces derniers jours qui auront suffit à changer la situation. Devant l’urgence, et la mauvaise anticipation de cette crise, le partage de l’eau se fait bien souvent au détriment de nos rivières, en particulier les plus fragiles.

Le changement climatique est bien là. Il est primordial de prendre des mesures adaptées à la protection de nos milieux aquatiques et des espèces qui y vivent, pour assurer la survie des écosystèmes. Il est également nécessaire d’interpeller les usagers de l’eau sur leurs pratiques et les encourager à évoluer pour préserver la ressource en eau, les paysages, la vie !

Ne restez pas impuissants face à cette crise !

Plusieurs associations appartenant au mouvement France Nature Environnement (FNE AURA, FNE Nouvelle Aquitaine et FNE Midi-Pyrénées) ont lancé, depuis début juillet, la campagne participative « A SEC ! », pour recenser l’état d’assèchement de nos rivières et alerter les autorités compétentes. Eau & Rivières de Bretagne, elle aussi membre de ce mouvement, vient de rejoindre cette initiative de science participative. Pour pour qu’elle soit la plus complète possible, nous avons besoin de vous et de vos yeux sur le terrain.

Participez à la protection de nos cours d’eau, en devenant une « Sentinelle de l’eau »

En observant les cours d’eau à côté de chez vous ou plus loin, vous rejoignez la communauté des Sentinelles de l’eau. Grâce à vos informations, les associations du mouvement France Nature Environnement disposeront d’un état des lieux qui appuiera concrètement leurs arguments pour défendre nos milieux aquatiques.

L’outil Sentinelles de la nature est très simple, développé par FNE, il est gratuit et ouvert à toutes et tous. Créez un compte et envoyez-nous en photos vos observations de rivières ou ruisseaux à sec.

Comment devenir une Sentinelle de l’eau

  1. Installez l’application (iOS et Android) ou connectez vous au site web Sentinelles de la nature https://sentinellesdelanature.fr/
  2. Créez un compte, puis rendez-vous sur l’onglet « CAMPAGNES » pour retrouver la campagne « A SEC ! »
    1. Choisissez un cours situé à proximité de chez vous, devant lequel vous passez régulièrement.
    2. Effectuez vos relevés à date fixe (le 25 du mois, ou chaque mercredi par exemple) pensez à prendre une photo!
    3. Décrivez ce que vous observez, au choix :
      1. Écoulement visible : présence d’eau, écoulement permanent, continu et visible à l’oeil nu (même faible).
      2. Écoulement non visible : présence d’eau, pas d’écoulement visible, le débit semble nul
      3. Assec : absence d’eau ou seulement quelques flaques, pas d’écoulement
    4. Déposer vos photos et commentaires.

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