Les dernières actualités

Les naturalistes en lutte se rejoignent dans le bocage de Notre-Dame-des-Landes

Mieux connaître l’état des populations des mammifères et leurs moeurs est le premier outil de la protection et est indispensable pour pouvoir mettre en place des mesures conservatoires.

7 Arrêtés Préfectoraux de Protection de Biotope « Chiroptères » tout frais en Loire-Atlantique

Le GMB a mis en place un réseau de sites protégés pour les mammifères dont 33 Havres de paix pour la loutre. Le GMB est gestionnaire de 10 sites protégés arrêtés préfectoraux de protection de biotope.

Comptez vos colonies de chauves-souris !

Pour atteindre son objectif de protection des mammifères sauvages et de leurs habitats, le GMB a besoin de connaître l’état et l’évolution des populations. Travail qui repose en grande partie sur les bénévoles qui communiquent régulièrement leurs observations.

Sensibiliser

Le travail d’information sur la vulnérabilité des espèces et sur leur biologie est un énorme travail qui est incontournable si on souhaite inverser la régression des espèces qui souffrent parfois d’une incroyable méconnaissance par le public.

 

Acquisition d’un bâtiment accueillant une colonie de Grand murin (44)

C’est officiel depuis quelques jours, le GMB est propriétaire d’un garage dans le centre-bourg de Saint-Etienne-de-Montluc. Une première acquisition en Loire-Atlantique, grâce au fonds pour les mammifères alimenté par les adhérents de l’association. Une opportunité d’achat s’est récemment présentée pour ce site qui abrite une colonie de grands murins connue depuis 10 ans. Les premières années, 15 à 20 adultes y étaient comptés, nous en sommes désormais à environ 40 à 50 adultes (81 adultes et jeunes dénombrés le 22 juin dernier).

La relation avec l’ancienne propriétaire a toujours été bonne, mais cette acquisition va permettre de sécuriser et pérenniser la protection de cette colonie. La vente étant passée, l’heure est maintenant à la réflexion pour voir s’il est utile de mettre en place des statuts de protection juridiques sur le bâtiment (Arrêté de Protection de Biotope ou Obligation Réelle Environnementale).

 

Défi « Agissons pour le Hérisson ! »

Le Hérisson est menacé par la destruction des milieux naturels, et, dans les bourgs, par l’absence de passages entre les jardins, ce qui fragmente son habitat. Chacun peut agir en ménageant des passages en bas des murs et des grillages, en disposant des planches pour lui permettre de sortir des mares sans s’y noyer ou en fabricant un abri.

En mai, le GMB lance donc le défi « Agissons pour le Hérisson » et invite les citoyens à publier des photos de leurs aménagements sur les réseaux sociaux avec le hashtag : #AgissonsHérisson

Soyons nombreux à agir pour la Nature!

En savoir un peu plus sur le hérisson et autres mammifères des jardins bretons.

Passage au pied d’un mur, Saint-Brieuc (22) – Elodie Forget. Le Hérisson l’a emprunté dès les premiers jours.
Planchette anti-glisse dans une mare, Saint-Brieuc (22) – Elodie Forget.

Enquête régionale sur le Lérot (2020-2024)

Dans le cadre du Contrat-Nature « Mammifères menacés et à enjeux de connaissance en Bretagne » (2020-2024), le GMB a lancé une enquête sur le Lérot (Eliomys quercinus) en octobre 2020.

Nous venons de réaliser un petit film de présentation de ce mammifère, pour motiver l’envoi d’observations et nous aider ainsi à améliorer la connaissance de sa répartition.

Lérots en léthargie dans un nichoir à mésange © Benoît Geay

Rarement croisé au détour d’une haie, d’un grenier ou d’une pelote de réjection par les naturalistes de la région, le Lérot est peu abondant dans la péninsule bretonne. Il est d’ailleurs le seul mammifère terrestre à être classé « En danger critique d’extinction » sur la liste rouge des Mammifères de Bretagne. En Bretagne administrative, hormis quelques données ponctuelles sur le sud et l’est, l’espèce n’est connue que dans le secteur d’Auray (56). Il n’y a guère qu’en Loire-Atlantique où l’espèce semble se maintenir sans que nous puissions évaluer avec précision l’état de ses populations.

Carte de répartition du Lérot – données 2000-2019

Afin d’améliorer notre connaissance de la répartition actuelle et historique du Lérot nous sommes à la recherche de données ou témoignages anciens ou récents ( à transmettre à Thomas Le Campion)

L’espèce étant très facilement reconnaissable (masque facial noir et queue velue à la différence des autres rongeurs bretons) le recueil de témoignages auprès des particuliers s’avère la meilleure méthode pour l’inventorier. Sa nature curieuse et le fait qu’il fréquente régulièrement les jardins et les habitations renforce cet intérêt d’une enquête large et grand public. Aussi nous vous serions reconnaissant de diffuser le plus largement possible les deux outils ci-dessous créés spécialement pour cette enquête :

Affiche enquête Lérot

Plaquette enquête Lérot

Le Contrat Nature « Mammifères menacés de Bretagne » étudie également la génétique des populations de Lérot grâce à des prélèvements biologiques (poils) sur cadavres ou individus vivants. Tout cadavre (à conserver avant récupération par le GMB) ou observation d’individu en léthargie seront donc très précieux. Dans un de ces cas merci de contacter le plus rapidement possible pour la Bretagne administrative : Thomas Le Campion au 06.99.70.74.85 ou l’antenne de Redon : 02.23.63.40.58 et pour la Loire-Atlantique : Nicolas Chenaval au 06.35.15.71.03

Observation d’un Loup dans le Finistère

Présence confirmée d’un loup dans les monts d’Arrée

La Préfecture du Finistère a publié ce 5 mai un communiqué confirmant la présence d’un loup dans les monts d’Arrée.

Le Groupe loup Bretagne (composé de membres du Groupe mammalogique breton et de Bretagne Vivante) disposait de l’information puisque c’est un de ses adhérents qui a réalisé la vidéo qui a permis une authentification certaine par les agents spécialisés de l’Office français de la biodiversité (OFB). Mais il a respecté les procédures prévues avec l’OFB.

C’est la première observation avérée d’un loup (Canis lupus) dans le Finistère et la Bretagne administrative depuis sa disparition sous la pression de destruction au tout début du siècle dernier. Compte tenu de la pression d’observation, on peut dire qu’il s’agit d’une arrivée récente. Les connaissances de la biologie et des comportements de l’espèce donnent la certitude que qu’autres disperseurs atteindront tôt ou tard la région. Rappelons qu’un individu mort a été trouvé à Saint-Brevin-les-Pins en Loire-Atlantique au mois d’octobre 2021.

Depuis janvier 2021, le Groupe Loup Bretagne a sollicité les autorités régionales afin qu’elles anticipent ce retour spontané et, pour ce faire, mettent en place des instances de concertation entre les divers groupes sociaux ayant à exprimer un point de vue sur le sujet. L’objectif est la préparation des conditions optimales de la cohabitation. Malgré une nouvelle demande, aucune réponse ne lui est parvenue à ce jour.

Vidéo réalisée par Emmanuel Holder (Bretagne Vivante) le 4 mai 2022 (la date indiquée sur la vidéo est fausse)

Communiqué de Presse